Plantation de l'hiver de 2009-2010

          Troisième année de plantation.

          Cette année j'ai décidé de planter plus d'arbre, 80. La place ne manque pas autour de la plantation de l'hiver dernier, mais je pense qu'une année de repos de plus ne fera pas de mal. Dans le sens où il y avait quelques arbustes lors de la remise en état, et qu'il reste sans doute des mychorisations parasites.

          D'autre part, j'ai décidé d'agrandir mon projet initial, et de diversifier les plantations sur plusieurs terrains. Avec l'accord de mon BP Roland, j'ai repris en fermage une parcelle qui était en jachère depuis de nombreuses années, dans le cadre de la législation qui imposait au agriculteur une certaine surface de terrain non cultivé, mais entretenu.  L'abandon de cette loi a facilité la reprise de ce terrain auprès d'un voisin qui l'avait en fermage depuis longtemps.

          J'ai aussi décidé de planter quelques noisetiers, suite à une discussion avec Mr Urgel, ainsi qu'une des rares personnes qui vie des truffes Edouard Aynaud rencontré lors d'une visite chez des amis qui habitent ce village magnifique de Pechalifour. Je ne voulais pas planter de noisetier, parce qu'ils sont plus sensibles au Truffe Brumale et qu'un voisin a eu la mauvaise idée d'en a planter 3000 pieds à un vallon de là. Mais Mr Aynaud m'a appris qu'il a des noisetiers parmi ses très bons producteurs de Mélano et qu'il serait dommage de passer à côté.

          Une nouveauté de plus, avec l'utilisation d'engrais lors de la plantation. Je sais vous allez dire, mauvaise idée, et c'est vrai que les avis sont aussi différents que tranchés, il y a les pour et les contres. En fait, la question a été débattu lorsque j'ai été récupérer les plans de truffiers au lycée. Alors que je me plaignais de la très mauvaise croissance des chênes pubescents, et cela d'autant plus que le trous de plantation se trouvait dans un sol très peu profond. Les chênes verts sont beaucoup moins sensibles à ce manque de terre, et arrivent dans ce cas de figure, à reprendre correctement. Cela pousserait, par facilité, à ne planter que des chênes verts, ce qui ne me plait pas trop, nous ne sommes pas dans une région endémique de cette arbre. Et nous ne sommes pas à l'abris d'un hiver particulièrement rigoureux, qui mettrait à mal l'ensemble d'une plantation de ce type. J'ai donc choisi , sur le conseil du technicien truffe, Patrick REJOU, d'acheter au groupement et d'utiliser un peu d'engrais lors de la plantation.

Plantation 2009-2010 vue den face

Plantation 2009-2010 sur la droite vue de l' autre côté du vallon.

 

          Cette plantation se trouve sur le bas d'un terrain de 1,5 hectare, exposé un peu à l'ouest que la précédente. Du fait de la surface disponible et de configuration, j'ai modifié l'espacement des arbres.

           Sur le bas la terre est profonde, j'ai planté surtout des chênes pubescents, avec un écartement de 8m entre rang et de 12 m entre arbres. Bizarre? Cela s'explique à partir du 4éme rang, qui ont toujours un espacement de 8m entre rang mais de 6 m entre arbres. L'épaisseur de terre est très variable, et sur la partie ouest, elle n'a plus que 10cm, sur une dalle calcaire dure, qui laisse penser que le démarrage des arbres sera long et difficile. Cela se confirmera pendant l'été, et l'arrosage a sauvé quelques noisetiers, bien malingre en fin d'été.

          J'utilise toujours la même technique de plantation, j'ai juste rajouté 50grs d'engrais uniquement pour les arbres plantés sur la dalle rocheuse. L'engrais est mis au fond de la cuvette faite dans la pierre, recouvert d'un peu de terre. Voir Plantation